Les chiffres officiels sont rares pour évaluer précisément le succès de la consommation en circuit court. Pour autant, le phénomène est réel. Cette nouvelle façon de faire ses courses est de plus en plus plébiscitée car elle répond à de nouvelles attentes économiques, sociétales et environnementales, à la fois chez les consommateurs et chez les producteurs. Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, est considéré comme circuit court « un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire entre l’exploitant et le consommateur ». Les circuits courts renforcent les liens entre agriculteurs et consommateurs, entre la ville et la campagne, et s'adaptent aujourd'hui aux nouvelles tendances de consommation.

Différentes démarches s'appliquent aux circuits courts. Dans les magasins collectifs, plusieurs agriculteurs se relaient pour vendre leurs produits dans un même lieu. La vente organisée, souvent appelée « vente au panier », consiste pour le consommateur à acheter par avance des « paniers » hebdomadaires de produits de saisons en fonction de la production. Elle est généralement connue via les AMAP (Association Pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne). Le drive-fermier correspond à la commande par Internet, de produits que le consommateur va chercher directement sur place. La vente à la ferme, quant à elle, se fait directement sur l'exploitation du producteur mais la vente par correspondance ou par Internet se développe aussi pour les consommateurs qui ne souhaitent pas se déplacer.

Des clients qui privilégient des circuits courts

Si les consommateurs effectuent majoritairement leurs achats alimentaires en grande surface, d’un point de vue environnemental, ils considèrent que l’achat en circuit court contribue à réduire le transport de marchandises et la production de CO2. Les plateformes se développent et proposent de plus en plus souvent la livraison à domicile. Selon Agreste, marque des publications du Service de la statistique et de la prospective du Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, les agriculteurs, éleveurs, viticulteurs sont désormais 1 sur 5 à proposer ce mode de distribution, avec les mêmes préoccupations environnementales que leurs consommateurs.

Une demande renforcée durant la pandémie de Covid 

La crise sanitaire est venue renforcer la tendance. « Cette crise nous démontre la nécessité d'accélérer la transition écologique et de relocaliser les productions pour garantir la sécurité alimentaire européenne », déclare le ministère de l'Agriculture dans un article du quotidien Libération en avril 2020. Dans cet article, on apprend que La Ruche qui dit Oui! enregistrait une hausse de 70% de son chiffre d'affaires au moment du premier confinement. Pour le secrétaire national légumes à la Fnab (Fédération nationale d'agriculture biologique), Jean-Paul Gabillard, ceux qui ont découvert ce mode de distribution en 2020 garderont ces nouvelles habitudes après la crise, avec « une réelle prise de conscience sur les bénéfices qu'apporte la vente directe et locale, autant pour la rémunération des agriculteurs que pour la protection de l'environnement ». Pour Stuart, la crise sanitaire a été l'occasion de confirmer ses convictions:

L'e-commerce va poursuivre son essor dans différents secteurs et le développement d'une logistique éco-responsable n'est pas une option, le local doit être replacé au cœur de toutes les préoccupations et être doté des armes du digital.

Le mode de livraison fait aussi partie de l'expérience client

Pour chacun, consommateur, producteur ou plateforme de distribution, la démarche environnementale ne peut s'arrêter aux seuls produits: Comment imaginer que des produits locaux de qualité soient livrés à domicile avec un véhicule encombrant et/ou polluant ? Il devient progressivement naturel pour tous de choisir un mode de livraison du dernier kilomètre neutre en carbone et ainsi poursuivre l'expérience d'un client qui a choisi la proximité production. Livraison à vélo, en vans et scooters électriques, et même à pied, font partie de la logique du circuit court. Avec ses milliers de livreurs et sa flotte de véhicules écologiques, Stuart est prêt à répondre à ce marché en plein boom. Depuis le début de l'année, l'entreprise de livraison a déployé son soutien aux commerçants et producteurs afin qu'ils puissent poursuivre leur activité. Les livreurs partenaires ont ainsi absorbé une montée en charge colossale des livraisons avec les places de marché locales partenaires comme Epicery, Ollca ou Rapidle. Selon les derniers chiffres de la Fevad, publiés en décembre 2020, les ventes réalisées pour le compte de tiers ont effectivement progressé de 22% au troisième trimestre 2020 (contre 11% sur la même période en 2019).

Pour les commerçants non référencés sur une place de marché, Stuart a également monté un partenariat avec iZettle, solution de paiement en ligne filiale de Paypal, pour que tous, même les moins digitalisés, puissent encaisser leurs clients à distance et les livrer à domicile. Une offre solidaire avec des tarifs préférentiels a par ailleurs été pensée, dès le mois d'avril, en partenariat avec le ministère de l'Economie et des Finances, qui a référencé Stuart comme une solution de livraison incontournable, en période de confinement. 

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