“Un défi à de multiples échelles”. C’est ainsi que Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris décrit la logistique urbaine, dans le Pacte pour la logistique métropolitaine, publié en 2018.

“Elle est un service aux habitants et aux entreprises et artisans des communes. A l’échelle de la Métropole, elle est pourvoyeuse de nombreux emplois et elle « maille » le territoire par ses infrastructures. Longtemps concurrencée par d’autres secteurs économiques pour l’occupation du foncier dans la zone dense, la logistique nécessite, pour se développer en ville, un véritable portage politique ».

Il ajoute qu'en matière de cadre de vie et d'environnement, la logistique a de nombreux impacts. En 2020, la Fevad annonce que 85% des cyberacheteurs privilégient la livraison à domicile et que la fréquence d'achat continue de croître. Mathématiquement, le nombre de livraisons en ville augmente. Les études s’accordent à évaluer à 32% la proportion occupée par le transport de marchandises dans la circulation en ville. Le débat est ancien et pourtant il peine à trouver une solution: dans ce cadre, comment réconcilier la logistique et la ville? Il faut pour cela se réinventer et repenser la logistique du dernier kilomètre, avec le soutien des élus locaux.

Rapprocher les entrepôts du consommateur en innovant

Pour Stuart, la solution se trouve dans l'innovation. Avec un prix du foncier rédhibitoire pour les acteurs du dernier kilomètre, l'organisation est un élément-clé. Les magasins doivent se transformer en entrepôts urbains, avec le « ship from store » (ou livraison départ magasin), le « click and collect » et le point-relais. Cela permet de rapprocher les marchandises des points de livraison et ainsi limiter la distance à parcourir pour les livreurs, faisant diminuer la congestion des axes de circulation et la pollution. La création de nouveaux espaces logistiques urbains peut venir appuyer ce nouveau maillage avec des parkings réaménagés, des pieds d'immeuble réalloués... Étape supplémentaire et nécessaire, la mutualisation doit pouvoir être mise en place pour créer un maillage commun et raisonné. Tout cela ne pourra être possible sans une technologie solide et adaptée : dispatch automatisé, géolocalisation des coursiers, routing optimisé... Le véhicule de livraison doit être adapté aux marchandises qu'il transporte, suivre le chemin le plus court, avec un transport en mobilité douce, et en informer le consommateur.

Garantir le moindre impact écologique

L'une des principales difficultés relevées par les habitants des villes et leurs représentants à propos de la logistique, est qu'elle engendre une pollution atmosphérique et sonore. Outre l'organisation qui permet de réduire le nombre de véhicules sur les routes, les acteurs du dernier kilomètre doivent se responsabiliser en utilisant des modes de transport les plus doux possibles. Livraison à vélo, à pied, en vans électriques, ou, quand la taille des colis l'exige, en camions GNV et Bio Gaz... Stuart a développé depuis 2015 une flotte complète et à moindre empreinte carbone. Des milliers de coursiers professionnels viennent par ailleurs garantir une très grande disponibilité pour tous les commerces, petits ou grands, et quel que soit leur secteur d'activité. Entre sa technologie, son organisation, sa flotte écologique et adaptée, les livreurs partenaires et son offre de livraison rapide, Stuart répond à la fois aux attentes du consommateur, du citoyen, des commerces et des équipes en charge de l'aménagement du territoire.

Repenser les flux retours

 Penser à la logistique urbaine du futur impose une agilité permanente. Or, les changements surviennent à des rythmes que l'aménagement du territoire ne peut pas toujours suivre. Les habitudes des consommateurs évoluent très rapidement. De plus en plus, les flux de marchandises en ville sont dus aux retours de produits que les consommateurs ont finalement renoncé à acheter. Cette évolution est notamment liée aux politiques des enseignes qui développent les mêmes facilités pour le renvoi que pour la livraison de produits. Stuart propose, notamment pour son client Zalando, le retrait à domicile sur un créneau de 15 minutes, après commande d'un coursier en deux clics sur le site de l'enseigne. Mais ce ne serait pas écologique de s'arrêter à ce seul service. Grâce à ses partenaires et au réseau du groupe La Poste, les coursiers Stuart récupèrent les retours au domicile du client et les massifient dans les entrepôts urbains. Cette solution limite le nombre de véhicules sur les routes. Massifiées, les marchandises partiront en un seul voyage vers leur lieu de stockage, avant d'être remises à la vente.

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